Memoires

(2002-2005)

CONSTRUCTION D’UN REGARD

apport et rapport entre cinéma et mémoire

Cette étude met l’accent sur le rôle que détient l’image pour la mémoire, en tant qu’élément symbolique, ainsi que sa nécessité pour le processus récognitif. De plusieurs points de vues, la société contemporaine est régie essentiellement par des images. La photographie, le journal, l’affiche, le cinéma et la télévision, sont les éléments moteurs de cette nouvelle forme de monde extérieur qui nous entoure et en conséquence agit sur notre mémoire. Les médias régissent en grand partie la vie sociale, génèrent une surabondance d’information et ont véritablement transformé le mode de communication. La conséquence de cette accumulation produit instinctivement le désir de nous laisser absorber par l’illusion, par l’imaginaire d’un monde beaucoup plus réconfortant. Les médias constituent le support idéal pour la manipulation de la mémoire. Ce sont en premier lieu, les images publicitaires qui fabriquent l’illusion qui améliore notre sphère personnelle. C’est l’image liée au produit que nous consommons. Ce rapport intriqué entre la consommation et l’image, nous le retrouvons dans le cinéma. L’attirance que nous éprouvons pour le cinéma et son monde illusoire, se présente avant tout comme une "suggestion du dehors" face à laquelle nous "cédons sans résistance", car notre activité se résume, en une passivité extrêmement attentive et réceptive. L’image filmique permet entre autre de composer des rapports complexes d’espace-temps afin de nous livrer la sensation d’une dislocation de la réalité. L’architecture configure elle aussi l’espace et devient également une configuration qui organise notre pensée. La différence qui existe alors entre un objet et l’architecture comme indice de rappel se trouve essentielle du fait que le premier ne fait qu’occuper l’espace alors que le dernier le configure dans le temps.

LES CALQUES DE L’IMAGINATION

d’une ville vert : after-sprawl

Depuis le début du 20ème siècle, la présence de plus en plus importante de l’image photographique dans le monde, caractérise notre modernité. Mais quelle est la particularité de ces représentations dans la formation et la formulation théorique de la ville ? Ce mémoire se veut l’analyse des formes de représentations : les images comme dispositif commutatif vivace dans le réseau de transaction de l’information. L’accent étant mis conjointement sur la recherche et la production, mais aussi sur la diffusion et la réception de la réflexion architecturale. Cette étude portée est l’analyse d’une théorie architecturale qui prend forme à l’intérieur des modes de représentation : la formulation du phénomène urbain de dispersement à travers l’étude de l’After-Sprawl : research for the contemporary city, de Xaveer De Geyter. Sa théorie de la ville, inscrite dans une période contemporaine, est constituée à 80% d’images (photographies, cartographies, diagrammes, collages et montages…), employées pour définir l’ensemble des représentations spectaculaires et objectives de la situation existante. Xaveer De Geyter propose de nouvelles situations spatiales qui peuvent être créées dans le dispersement urbain. Il superpose à la situation existante, des calques de l’imagination qui fonctionnent comme attribut : un ready-made urbain, une série de situations urbaines qui renversent l’image actuelle du sprawl. La ville réseau se met en scène à travers son espace négatif, le vide. La figure fait office de fond et réciproquement.

Previous
Previous

Les Chroniques de la Source #Filmproduction